Ian McKellen révèle son souhait d’épouser Patrick Stewart

Un vœu improbable, une déclaration lancée à la volée, et le monde s’est arrêté quelques instants pour écouter Ian McKellen évoquer son admiration, et ses liens uniques, avec Patrick Stewart. À Hollywood, rares sont les amitiés qui traversent le temps, les plateaux et les projecteurs avec une telle intensité.

Ian McKellen et Patrick Stewart n’ont jamais fait les choses à moitié. À eux deux, ils additionnent les rôles marquants, les récompenses et même la reconnaissance royale, tous deux faits chevaliers par la reine Elizabeth II. Mais leur force, c’est ce lien inattendu qui échappe à la lumière crue des projecteurs : une amitié robuste, façonnée autant dans l’intimité des loges qu’au cœur du tumulte des tournages. Sur les écrans, ils s’opposent en adversaires acharnés dans la saga X-Men. Hors champ, ils affichent une harmonie singulière, presque fraternelle.

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Stewart s’est marié en 2013

Le mariage de Patrick Stewart, en 2013, n’a pas tardé à faire les gros titres : à 72 ans, l’acteur s’apprêtait à épouser Sunny Ozell, une musicienne et compositrice bien plus jeune que lui. Leur rencontre trouve son origine lors d’une production de Macbeth, comme le rapporte le New York Times. Mais c’est le choix du maître de cérémonie qui a surpris : Ian McKellen, camarade inséparable à l’écran comme à la ville, a accepté d’officier l’union, juste avant que le duo ne reparte pour un tournage de X-Men.

Même la presse s’est amusée du flou administratif : McKellen lui-même ignorait si son rôle aurait vraiment une valeur légale, tant la question des certificats fait parfois sourire de l’autre côté de l’Atlantique.

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Le mariage : un décor à contre-courant

Toute la mécanique de cette union a débouché sur quelques scènes mémorables. Invitée sur le plateau de Jonathan Ross, la star britannique McKellen a lancé, pince-sans-rire : « Je vais épouser Patrick », avant d’éclairer la situation d’un sourire malicieux et d’ajouter qu’il allait en réalité diriger la cérémonie. La BBC ne s’est pas privée de relayer ce moment où les mots, à dessein, sèment gentiment la confusion.

Mais la surprise la plus marquante reste sans doute le choix du lieu. Au lieu d’un palace ou d’une salle grandiose, Stewart et Ozell se sont dits oui dans un restaurant mexicain, loin des stéréotypes hollywoodiens. Ce n’était pas tout à fait le plan initial : les autorisations de McKellen n’étaient pas reconnues au Nevada, où le mariage aurait dû avoir lieu. Qu’importe, toute la petite troupe s’est déplacée en Californie, État où les papiers du « célébrant » étaient en règle.

Stewart a raconté la scène avec une nonchalance presque réjouie : invités restreints, Ian vêtu d’une sorte de peignoir, le dîner sur le point de s’achever, et la noce improvisée entre deux tables, sous le regard surpris du personnel. Ce revirement inattendu n’a pas terni la fête ; il a conféré au moment une saveur et une authenticité dont peu de stars peuvent se vanter.

Là où d’autres auraient pesté devant la bureaucratie, Stewart et McKellen, amis de longue date, ont préféré rire de ces contretemps improbables. Rien n’a pu ébranler leur dynamique.

Deux décennies d’une amitié unique

Remonter l’histoire de leur relation, c’est croiser plus de vingt ans de complicité sans faux-semblants. Dans les années 2000, naît sur scène une alliance que rien ne fera vaciller. Rivalités feintes sous les projecteurs, solidarité absolue après le baisser de rideau.

Leur trajectoire passionne. Entre spectacles partagés, blockbusters planétaires, virées complices et gestes d’affection naturelle devant les caméras, tel ce baiser spontané lors de la première de « Mr. Holmes » en 2015,, Stewart et McKellen prouvent, saison après saison, qu’ici la réalité dépasse le mythe.

On imagine bien ces deux acteurs, attablés, le regard rieur, souvenirs en bandoulière, prêts à inventer encore de nouveaux chapitres. Dans une industrie habituée aux relations-éclair, leur histoire, elle, tient bon, et réserve toujours une surprise à ceux qui veulent bien écouter.