BARKIA : Le projet d'une première voiture tunisienne






Au cours d'une conférence de presse, mardi 15 janvier 2013, au complexe de la jeunesse et de la culture 17 décembre, à Sidi Bouzid, en présence de représentants de la société civile et de partis politiques, l'investisseur tunisien Ahmed Barkia a annoncé les détails de son projet privé pour le lancement, dans la région, d'une unité de fabrication de voitures automobiles et de moteurs, dans la zone d'Ennasr de la délégation de Meknassi.

Ce projet dont l'investissement est de 1.500 millions de dinars porte sur la fabrication totale de quatre marques de voitures, sous le nom de "Barkia", à l'exception de quelques accessoires qui seront fabriquées dans d'autres gouvernorats. Il fournira, dans sa première étape, 1196 postes d'emploi, pour atteindre 8236 emplois, en dernière étape, avec une production de 3000 voitures en 2014 et atteindra, en 2018, les 100 mille voitures toutes destinées à l'exportation, pour les premières années.

Le promoteur a, en outre, indiqué que le financement sera à 60% tunisien et le reste proviendra de l'étranger, précisément de la France, de la Belgique et de l’Allemagne, alors que la main-d’œuvre sera totalement tunisienne, en premier lieu de Sidi Bouzid. Il a ajouté que certaines matières premières relatives à la tôle seront importées de Libye et d'Algérie.

Pour l'investisseur, le seul problème, actuellement, est le changement de la vocation des 200 hectares de terres agricoles sur lesquels sera installé le site de production et qui font partie des terres domaniales.

L'assistance, parmi les représentants de la société civile, a insisté sur la nécessité pour les autorités régionales et le gouvernement d'accélérer l'approbation du projet et de changer le caractère de ces terres agricoles.

Les participants ont souligné qu'il s'agit d'une opportunité pour le gouvernement de prouver son intérêt pour le développement des gouvernorats intérieurs et de penser sérieusement à résoudre les problèmes en suspens, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid.